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Conférence : Violences intrafamiliales

Dans 1 mois

Mardi 24 novembre, 18h00

Conférence : Violences intrafamiliales

Conférence : Violences intrafamiliales
  • novembre 2026
    • mardi 24
      • 18h00 - 20h00

Une conférence animée par l'Adjudante-Cheffe Muriel THIEULLENT, Commandante de la MPF de Carcassonne et le Brigadier Chef Patricia LERAT, Cheffe de la Brigade des Atteintes aux Personnes au sein du service départemental de Police Judiciaire de l'Aude.

Les thèmes développés :

Le constat de la difficulté de parler, briser le silence, qui peut être confronté à une victime de violences conjugales
Les violences conjugales (Qu'est-ce que c'est ?)
Les différentes violences : physiques, verbales, sexuelles mais aussi psychologiques, financières, administratives, religieuses...... => l'emprise, le cycle de la violence
Notion du couple au sens de l'article 132-80 du CP
La différence entre les violences et le conflit (on a le droit de ne pas être d'accord)
Les enfants exposés aux violences conjugales :
=> le cycle de la violence côté enfant
=> l'impact des violences conjugales sur les enfants à tout âge et à tout moment de la relation
=> la présence d'enfants : une circonstance aggravante (il subit, il voit, il entend, il imagine)
L'enquête :
=> saisine : intervention, plainte, signalement ....
=> pas besoin d'une plainte, pas besoin d'un certificat médical
=> audition de la victime des violences conjugales : au bureau mais aussi à l'hôpital, ou même dans d'autres lieux. Le parcours de la victime.
=> audition des enfants : salles Mélanie, protocole NICHD.
Les dispositifs d'aide et de protection (avec ou sans procédures) :
=> rôle des ISPG
=> TGD, BAR, ordonnance de protection
=> Dispositif "app'elles", le Mémo de vie, scénario de protection....
=> Attention au détournement des nouvelles technologies ! (Tracers GPS...)
=> les associations locales : CIDFF, Maison des femmes, Kyatis.....

Salle de L'Odéum

64 rue Antoine Marty, Carcassonne

Au mois d’août 1926, l’architecte Paul Enderlin présente un projet de construction d’une salle de cinéma dans la rue Antoine Marty, à la demande de Gaston François Deumié. Né à Mazerollesdu- Razès dans l’Aude le 1er février 1893, cet entrepreneur de spectacle a déjà dirigé la saison théâtrale de Pâques à Carcassonne en 1922 et 1923. La municipalité Tomey l’autorise le 26 septembre 1926 a bâtir un immeuble à usage exclusif du cinématographe, sur un terrain acheté à M. Gisclard. Le bâtiment, avec sa façade Art-Déco de 20 mètres, sera édifié entièrement en béton armé couvert partie en terrasse, partie avec charpente métallique recouverte de fibre- ciment ondulé. Cinq portes d’accès dont deux pour le bar et le vestiaire, formeront un front de dix mètres de largeur sur la rue. Dans le hall, la billetterie disposera de deux doubles guichets à proximité de la direction et de la surveillance. On accèdera à la salle par six portes à partir du hall et par à la galerie par deux escaliers de 26 marches. La salle au parterre comprendra 300 places (3e catégorie) et 464 places (2e catégorie) ; la galerie, 309 places (1ère catégorie) et 51 places dans les loges. Soit au total avec les strapontins, 1124 places assises. Au-dessous de l’écran, la scène pour loger l’orchestre sera mobile. La cabine de projection construite en béton armé sera accessible par un escalier de service. De nombreuses issues de secours donneront sur la rue Antoine Marty et sur la cour de l’immeuble vers la rue Hugues Bernard. Les conditions de sécurité exigent un poste d’eau muni de tuyaux et de lances au rez-de-chaussée et à l’étage, ainsi qu’un poste de pompier. Le piquet d’incendie ne devra jamais être inférieur à deux hommes pour les représentations. La cabine de projection devra contenir une cuve de minimum un demi-litre, interposée entre le condensateur de lumière et la pellicule. Divers théâtres se fondèrent sous ce nom dans plusieurs états grecs et même à Rome. Gaston Deumié n’entend pas seulement offrir au public des projections de cinéma. Dans un courrier adressé au maire, il sollicite le 9 juin 1927 le classement de l’Odeum en salle de spectacle : « Le but de la direction a été de créer à Carcassonne une salle de spectacle qui ne soit, ni exclusivement populaire, ni exclusivement sélect mais qui puisse réunir à la fois et sans gêne réciproque les places à bon marché, les places moyennes et les places de luxe. » L’inauguration a lieu le 8 octobre 1927 avec la projection du film muet La châtelaine du Liban, réalisé par Marco de Gastyne. L’orchestre de six instrumentistes dirigé par M. Estève illustre en direct les mouvements et les sentiments des acteurs sur l’écran. L’école de musique de l’Odeum créé le 18 octobre 1928 se propose même de former de futurs musiciens sous la direction de Gabriel Dutrey, professeur de musique au Conservatoire de Toulouse et chef d’orchestre du cinéma. Le nouvel équipement de la salle en parlant avec des appareils Western Electric, viendra mettre fin aux indispensables orchestres du muet, à la fin de l’année 1930. L’Odeum fait également la part belle à des pièces de théâtre de boulevard aux titres évocateurs comme Prête-moi ta soeur (1928) et Mon curé chez les riches (1929). Il accueille les conférences politiques comme celle de Philippe Henriot en novembre 1929 ou le Congrès des Jeunesses Radicales en avril 1937. Toutefois, la salle ne perd jamais sa vocation artistique dont la plus notable est la venue de Joséphine Baker et de ses 19 boys, au mois d’avril 1934. À cette époque, Deumié a laissé la direction à François Fargues avant de la reprendre deux ans plus tard. Il se retrouve à la tête de trois établissements culturels après la Libération : l’Odeum, le Grand Casino d’Alès et l’Élysée de Limoux. Ce dernier avait été également construit par Paul Enderlin. Dans les années 1950, Gaston Deumié possède Le Vox, sur le boulevard Jean Jaurès à Carcassonne avant d’en changer l’enseigne le 29 septembre 1956 pour Le Boléro. Il meurt le 26 septembre 1977 à Carcassonne. Son héritier, M. Bonnafous, mettra en vente Le Boléro et l’Odeum en janvier 1979. Le premier sera transformé en garage automobile, le second continuera à être exploité en cinéma jusqu’en 2007. Acquis par la ville de Carcassonne à la société C.G.R, il a fait l’objet de travaux afin d’être aménagé en Maison des associations. Martial Andrieu - Musique et patrimoine de Carcassonne.